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De la donnée au SIG : collecte, struc­tu­ra­tion et valo­ri­sa­tion

Par La rédaction - 23 juillet 2019
Temps de lecture : 6min

Dans un Système d’in­for­ma­tion géogra­phique (SIG), on retrouve les données géogra­phiques corres­pon­dant au chemi­ne­ment du réseau, mais égale­ment de la donnée attri­bu­taire. Celle-ci peut corres­pondre à la typo­lo­gie des équi­pe­ments ou bien donner des infor­ma­tions sur les opéra­tions de main­te­nance. Enjeu majeur : c’est la qualité de ces données qui fera, à 80 %, la perti­nence du SIG. Alors, comment trai­ter la donnée pour affi­ner l’ana­lyse géogra­phique de son réseau ? Expli­ca­tions.

Collec­ter et struc­tu­rer les données géogra­phiques

Les données réfé­ren­cées dans un SIG sont collec­tées sur le terrain. À ce niveau, il est crucial que les coor­don­nées géogra­phiques de chaque élément du réseau soient déter­mi­nées avec préci­sion.


Où collec­ter la donnée ?

  • auprès des fontai­niers ;
  • dans les plans papiers en archives ;
  • à partir des réco­le­ments réali­sés par les géomètres ;
  • à partir des Shape­file (un fichier de forme), qui peuvent prove­nir d’un schéma direc­teur, d’une autre collec­ti­vité dans le cadre d’un regrou­pe­ment de commune, d’un cabi­net d’étude, ou d’un logi­ciel SIG libre.

Comment valo­ri­ser son schéma direc­teur via un SIG ? ◇

Après avoir réuni l’en­semble des données, il faut réflé­chir à leur struc­tu­ra­tion. Celle-ci passe par la défi­ni­tion des couches, elles-mêmes subdi­vi­sées en champs attri­bu­taires. On peut ainsi divi­ser les données récol­tées par type : maté­riaux, diamètre, type de cana­li­sa­tion, pente du réseau, etc.

La mise en œuvre de son SIG néces­site donc la construc­tion d’un modèle de données. Il s’agit de défi­nir un cata­logue de méta­don­nées qui va détailler le type de champs à déployer.

Pendant l’éla­bo­ra­tion de ce modèle, il faut veiller à struc­tu­rer la donnée de manière uniforme via une charte. En effet, le géoré­fé­ren­ce­ment du patri­moine est rare­ment l’af­faire d’un seul et même pres­ta­taire et l’uti­li­sa­tion de formats diffé­rents peut vite complexi­fier la tâche. L’objec­tif de cette charte est donc d’ob­te­nir un docu­ment réfé­rence permet­tant à l’en­semble des acteurs de parler le même langage.

[Synthèse] SIG : fonc­­tion­­na­­li­­tés et avan­­tages ◇

Contrô­ler la qualité des données géogra­phiques dans leur forme struc­tu­relle

Une fois les données géogra­phiques reçues et orga­ni­sées, procé­der à un contrôle métier est essen­tiel. Il convient alors de se deman­der si les infor­ma­tions impor­tées sont conformes et exploi­tables dans le SIG.

Plusieurs solu­tions existent pour procé­der à cette évalua­tion de confor­mité :

Usages et inté­­rêts d’un SIG eau et assai­­nis­­se­­ment : l’in­­ter­­view de Sarah Bertho­­let ◇

Alimen­ter le modèle de données dans le SIG

Pour alimen­ter le modèle de données, plusieurs possi­bi­li­tés :

Une fois les données géogra­phiques inté­grées dans le SIG, il faudra les faire vivre. Un SIG métier va permettre d’ani­mer les données au fil du temps et de gérer l’ex­ploi­ta­tion du réseau. Par exemple, dans le cas d’une main­te­nance, il est possible de gérer tout l’his­to­rique des missions en y consi­gnant les ordres de travail (qui, quand, où, pourquoi, etc.) en amont et en réali­sant un compte rendu en aval. En fin d’an­née, toutes ces données pour­ront être extraites et analy­sées.

L’ex­ploi­tant du réseau ou la collec­ti­vité pourra analy­ser les statis­tiques de son réseau et connaître, par exemple :

Dans un second temps, ces données pour­ront servir à repen­ser les stra­té­gies de renou­vel­le­ment ou d’exten­sion du réseau, mais aussi de bien établir les nouveaux plans de main­te­nance cura­tive ou préven­tive pour gagner en effi­ca­cité. Mais ces exploi­ta­tions de données ont du sens seule­ment si la base de données de départ est bien construite. Pour utili­ser toutes les fonc­tion­na­li­tés d’un SIG, il est essen­tiel d’éla­bo­rer un modèle de données quali­ta­tif et bien pensé.

SIG géné­­­ra­­­liste vs SIG métier : quelle solu­­­tion préfé­­­rer ? ◇

En France, les gestion­naires de réseaux et les collec­ti­vi­tés aspirent à travailler sur des réseaux dont la connais­sance carto­gra­phique atteint les 100 %. Cepen­dant, obte­nir ce savoir tech­nique prend du temps. Un SIG effi­cace peut permettre de réper­to­rier l’en­semble de ces savoirs, à condi­tion de collec­ter et struc­tu­rer les données de façon quali­ta­tive et réflé­chie.

Par La rédaction - 23 juillet 2019

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