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Fibre optique : cap sur le bois ?

Par La rédaction - 13 février 2020
Temps de lecture : 5min

Cons­ti­tués d’une âme en verre et plas­tique, des maté­riaux coûteux et non renou­ve­lables, les câbles optiques pour­raient connaître un rapide renou­veau. Pourquoi ? Car des cher­cheurs du Centre natio­nal de la recherche tech­nique de la Finlande (ou VTT) ont trouvé un moyen de les produire à partir d’un maté­riau plus écolo­gique, écono­mique et biodé­gra­dable : le bois. De quoi rempla­cer les quelque 1,2 millions de kilo­mètres de fibre optique qui traversent nos océans ? GiSmart­ware fait le point.

Fibre optique en bois : une alter­na­tive écolo­gique

Bien qu’elle présente de nombreux avan­tages, la fibre optique n’est pas un maté­riau provi­den­tiel. Silice, poly­car­bo­nate, verre, plas­tique : les compo­sants habi­tuels des câbles optiques ont un fort impact écolo­gique et sont rela­ti­ve­ment coûteux. Pour trou­ver une alter­na­tive plus écono­mique et écores­pon­sable, le Centre natio­nal de la recherche tech­nique de Finlande a créé une fibre aux mêmes carac­té­ris­tiques tech­niques, à partir d’un maté­riau peu conven­tion­nel : le bois. Plus préci­sé­ment, la cellu­lose extraite du bois.

Comment un tel maté­riau peut-il rempla­cer les actuels compo­sants ? Pour lui confé­rer des proprié­tés simi­laires à la fibre optique clas­sique, la cellu­lose est extraite par disso­lu­tion du bois dans un solvant. Elle est ensuite plon­gée dans l’eau pour atteindre l’état solide. Au cours de ce proces­sus, la cellu­lose coagu­lée devient trans­pa­rente et présente un fort indice de réfrac­tion. Celui-ci lui permet de conduire la lumière de façon simi­laire à la fibre optique actuelle, avec une longueur d’ondes de 500 à 1 400 nm.

Des usages au-delà du THD

La fibre natu­relle pour­rait inté­grer les réseaux très haut débit (THD) de la même manière que la fibre optique que nous utili­sons aujourd’­hui. Problème : son facteur d’at­té­nua­tion est estimé à 6,3 dB par centi­mètre par les cher­cheurs (contre 0,1 dB/km sur les meilleures fibres optiques en verre). Compte tenu de cette perte de signal, les perfor­mances optiques de cette fibre de cellu­lose demeurent limi­tées sur de longues distances.

Tout cela pour rien ? Pas vrai­ment. Le champs des possibles pour cette tech­no­lo­gie pour­rait s’étendre au-delà des télé­com­mu­ni­ca­tions, à commen­cer par le secteur de la méde­cine. Autre appli­ca­tion possible : utili­ser la fibre optique en bois en tant que capteur dans le bâti­ment. Sa résis­tance aux fortes tempé­ra­tures et à l’eau lui permet­traient en effet de détec­ter les fuites et dégra­da­tions en temps réel dans les murs.

 

Bien plus qu’une inven­tion anec­do­tique, la fibre optique en bois pour­rait répondre à de nouveaux enjeux. Peut-être pas en matière de trans­mis­sion de signal, où la fibre clas­sique l’em­porte toujours, mais pour des appli­ca­tions indus­trielles qu’il reste à décou­vrir. Affaire à suivre.

Par La rédaction - 13 février 2020

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