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Inspec­tion télé­vi­suelle des réseaux d’as­sai­nis­se­ment : quelles tendances ?

Par La rédaction - 28 mai 2019
Temps de lecture : 8min

Enter­rés et parti­cu­liè­re­ment étroits, les réseaux d’as­sai­nis­se­ment sont diffi­ciles d’ac­cès. Pour contrô­ler l’état de ces conduites d’éva­cua­tion des eaux usées, le recours à l’ins­pec­tion télé­vi­suelle est plébis­cité. Mais comment fonc­tionne cette tech­nique ? Quelles tech­no­lo­gies sont utili­sées aujourd’­hui et le seront demain ?

Inspec­tion télé­vi­suelle : comment ça marche ?

L’ins­pec­tion télé­vi­suelle (ITV) permet d’éva­luer, à l’aide d’une caméra, l’état d’une instal­la­tion d’as­sai­nis­se­ment souter­raine ou fermée, comme une conduite ou un drain diffi­cile d’ac­cès. Le prin­cipe ? La caméra chemine entre deux regards (d’une distance maxi­male de 40 mètres) et enre­gistre en continu, ou à inter­valle régu­lier, des images de l’in­té­rieur des ouvrages. Si la conduite présente des diffé­rences de niveaux, la caméra est alors insé­rée dans un autre regard pour pour­suivre l’ins­pec­tion.

Après analyse des vidéos, le pres­ta­taire four­nit un fichier normé dans lequel sont consi­gnées toutes les anoma­lies (présence de dépôts, fissures, défauts de raccor­de­ment, etc.) sur des points géolo­ca­li­sés. Ce fichier répon­dant à la norme NF EN 13 508 – 2 permet­tra de four­nir un livrable qui pourra être lu et compris par tous les profes­sion­nels concer­nés.

Inspec­­tions télé­­vi­­suelles : gestion patri­­mo­­niale des réseaux d’as­­sai­­nis­­se­­ment

ITV : quels enjeux ?

Lutter contre les anoma­lies

Les anoma­lies sont rela­ti­ve­ment fréquentes sur les réseaux d’as­sai­nis­se­ment, et consti­tuent une source impor­tante de problèmes tech­niques. Dans les cas extrêmes, elles peuvent empê­cher l’éva­cua­tion des eaux usées. Pour réali­ser un diagnos­tic des conduites d’as­sai­nis­se­ment, ces anoma­lies sont répar­ties par type.

 

Types d’ano­ma­lies

  • Anoma­lies d’as­sem­blage : déboî­te­ments, dévia­tions angu­laires, épau­frures, joints visibles et bagues de butée mal placées.
  • Anoma­lies de géomé­trie : chan­ge­ments de section, de pente, d’orien­ta­tion et coudes.
  • Anoma­lies d’étan­chéité visibles: infil­tra­tions et exfil­tra­tions.
  • Fissures.
  • Défor­ma­tions : effon­dre­ments, écra­se­ments, affais­se­ments de voûte, écla­te­ments, ovali­sa­tion.
  • Obstruc­tions et obstacles : sédi­ments, éléments exté­rieurs, masques et péné­tra­tions de bran­che­ments.
  • Défauts de l’in­tra­dos : défauts d’as­pect, arma­tures visibles et dété­rio­ra­tion de revê­te­ment.
  • Raccor­de­ments de bran­che­ments : en préci­sant leurs posi­tions, types et défauts.


Contrô­ler les réseaux et plani­fier les travaux

Un diagnos­tic par ITV peut être réalisé lorsque l’ex­ploi­tant des conduites d’éva­cua­tion constate sur son réseau une baisse de débit ou de qualité des eaux rési­duaires. Les inspec­tions peuvent être réali­sées avant les travaux de réha­bi­li­ta­tion ou d’ex­ten­sion, afin de confir­mer ou ajus­ter le diagnos­tic initial des projets.

Lorsque les travaux sont termi­nés, les ITV permettent de contrô­ler et d’at­tes­ter de leur qualité. Les bureaux d’étude s’ap­puient d’ailleurs sur ces inspec­tions pour réali­ser des plans précis. Enfin, lors d’opé­ra­tions de main­te­nance ou de nettoyage, les ITV permettent de contrô­ler l’ef­fi­ca­cité des tâches réali­sées.

Usages et inté­­rêts d’un SIG eau et assai­­nis­­se­­ment : l’in­­ter­­view de Sarah Bertho­­let

Quelles tech­no­lo­gies pour les ITV d’aujourd’­hui et demain ?

La véri­fi­ca­tion des ouvrages par examen visuel porte sur la tota­lité des cana­li­sa­tions prin­ci­pales et de ses bran­che­ments. De fait, diffé­rents types de tech­no­lo­gies existent pour mener à bien l’ins­pec­tion visuelle.

Caméra d’ins­pec­tion ITV sur chariot moto­risé

Ici, une caméra « robot » est montée sur un chariot moto­risé relié par un ombi­li­cal à une régie vidéo dans un véhi­cule-atelier. Le dispo­si­tif est commandé depuis un pupitre par un opéra­teur spécia­lisé. Les côtes de profon­deur sont enre­gis­trées en continu lors de la progres­sion et affi­chées sur l’écran. Ce suivi est permis par le détec­teur qui pourra jalon­ner le parcours à inter­valle régu­lier.

Drones volants : une révo­lu­tion des ITV

Quand le robot caméra ne peut pas accé­der au réseau (encras­se­ment, géomé­trie de la cana­li­sa­tion, présence de gaz H2S…), il est possible de réali­ser l’ITV grâce à un drone. Protégé par une cage, ce dernier utilise la méthode infra­rouge pour inspec­ter les conduites. Une tech­no­lo­gie pratique, mais encore perfec­tible : même si les images restent globa­le­ment de bonne qualité, la cage peut cepen­dant provoquer des problèmes de visi­bi­lité.

 

Lors d’une inspec­tion télé­vi­suelle en zone urbaine, de nombreux pres­ta­taires ont recours aux SIG assai­nis­se­ment pour être plus effi­caces. Avec cette solu­tion carto­gra­phique, ils disposent de l’en­semble des données sur leur patri­moine, et notam­ment des numé­ros d’iden­ti­fiants des regards qu’ils doivent inspec­ter. Les opéra­teurs d’ITV peuvent aussi y consi­gner leurs inter­ven­tions (date, objet, résul­tats) et leurs données vidéo. Inté­ressé par une solu­tion de ce type ? GiSmart­­ware vous oriente dans le choix de la solu­­tion logi­­cielle SIG la plus adap­­tée à vos besoins grâce à un mini audit.

 

 
Par La rédaction - 28 mai 2019

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