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Comment limi­ter les défaillances des réseaux d’as­sai­nis­se­ment ?

Par La rédaction - 7 avril 2020
Temps de lecture : 9min

Comme toutes les infra­struc­tures publiques, les réseaux d’as­sai­nis­se­ment doivent être gérés dura­ble­ment pour assu­rer la conti­nuité de service aux usagers. En France, la gestion patri­mo­niale des réseaux concerne 380 000 km de cana­li­sa­tions à entre­te­nir et réha­bi­li­ter. Problème : aujourd’­hui, ce vaste maillage enre­gistre un taux de dégra­da­tion sans précé­dent. Comment y remé­dier ? Tour d’ho­ri­zon des défaillances et moyens d’op­ti­mi­sa­tion de ces réseaux.

Les diffé­rents types de défaillances des réseaux d’as­sai­nis­se­ment

Jusqu’ici, la gestion des réseaux d’as­sai­nis­se­ment n’a pas été placée en posi­tion prio­ri­taire, puisque ces infra­struc­tures sont plus récentes que les réseaux d’eau potable. En paral­lèle, on a long­temps consi­déré que les réseaux d’as­sai­nis­se­ment néces­si­taient moins de soin, car leur tech­ni­cité est faible.

Les chiffres prouvent que ces ouvrages ont été délais­sés : 53 % des services d’as­sai­nis­se­ment disposent d’un indice de connais­sance et de gestion patri­mo­niale (ICGP) infé­rieur à 40 points. Le patri­moine de ces réseaux est donc très mal connu, à tel point que leur perfor­mance est plus faible que celle des réseaux d’eau potable.

 

À savoir

L’ICGP des réseaux de collecte d’eaux usées est un indi­ca­teur qui évalue, sur une échelle de 0 à 120, le niveau de connais­sance du réseau et des bran­che­ments, mais aussi l’exis­tence d’une poli­tique de renou­vel­le­ment pluri­an­nuelle du service d’as­sai­nis­se­ment collec­tif.

 

Même si le dysfonc­tion­ne­ment des réseaux d’as­sai­nis­se­ment a un impact envi­ron­ne­men­tal très impor­tant, ce sujet est peu mis en lumière. Le manque de connais­sance et de moyens mis en œuvre a mené à un taux de renou­vel­le­ment très faible : 0,43 %, contre 0,58 % pour l’eau potable. Ce qui entraîne des défaillances provoquées par diffé­rents facteurs :

Ces défaillances peuvent abou­tir à un réseau d’as­sai­nis­se­ment « dégradé », inca­pable d’as­su­rer les condi­tions néces­saires à la réali­sa­tion des objec­tifs qui lui sont assi­gnés.

On distingue deux types de défaillances : d’un côté, les défaillances fonc­tion­nelles et de l’autre, les défaillances struc­tu­relles. Ces dernières doivent être consi­gnées dans l’analyse des risques de défaillances (ARD) mis en place en juillet 2015.

[Info­­gra­­phie] Renou­­vel­­le­­ment des réseaux d’eau en France : les chiffres clés

Les défaillances dites fonc­tion­nelles ou hydrau­liques

Les défaillances fonc­tion­nelles impactent l’éva­cua­tion adéquate des eaux et affectent direc­te­ment la perfor­mance hydrau­lique. Elles surviennent quand le système ne peut plus trans­por­ter les eaux de ruis­sel­le­ment selon les condi­tions exis­tantes.

Les consé­quences de ces défauts hydrau­liques sont nombreuses : refou­le­ments, fuites, insta­bi­li­tés hydrau­liques…

Les défaillances struc­tu­relles

Elles résultent de l’af­fai­blis­se­ment de la struc­ture sous l’ac­tion de l’en­vi­ron­ne­ment. Elles sont causées géné­ra­le­ment par :

Les réseaux d’as­sai­nis­se­ment urbains sont enter­rés, ce qui engendre un contact perma­nent et des influences entre les ouvrages et le milieu envi­ron­nant. Tous ces facteurs, cumu­lés au vieillis­se­ment du réseau et à une mauvaise qualité de la main­te­nance, sont les prin­ci­pales causes des défaillances struc­tu­relles.

On repère ces défaillances via des tech­niques d’aus­cul­ta­tion appe­lées inspec­tions télé­vi­suelles (ITV). L’ana­lyse des modes de défaillance et de leurs causes est complexe. En effet, il est encore diffi­cile de déter­mi­ner les causes exactes d’une dégra­da­tion, car les défaillances sont une combi­nai­son d’ano­ma­lies fonc­tion­nelles et struc­tu­relles.

Inspec­­tions télé­­vi­­suelles : gestion patri­­mo­­niale des réseaux d’as­­sai­­nis­­se­­ment ◇

Pallier les défaillances en opti­mi­sant sa gestion patri­mo­niale : quelles solu­tions ?

Les objec­tifs pour assu­rer une meilleure gestion d’un réseau d’as­sai­nis­se­ment

Les pratiques de main­te­nance et les chan­ge­ments des condi­tions d’ex­ploi­ta­tion du réseau peuvent être, eux aussi, des causes de dégra­da­tion des réseaux d’as­sai­nis­se­ment. Il est donc primor­dial d’op­ti­mi­ser la gestion actuelle des réseaux en se basant sur des systèmes d’in­for­ma­tion et de gestion effi­cace.

Pour assu­rer une meilleure gestion d’un réseau d’as­sai­nis­se­ment, il est néces­saire d’at­teindre les objec­tifs suivants :

Les atouts du SIG métier

Le SIG assure la plani­fi­ca­tion d’un ensemble de proces­sus, dont les actions d’en­tre­tien et de réha­bi­li­ta­tion, la main­te­nance préven­tive (inspec­tions télé­vi­suelles) et la main­te­nance correc­tive. Dispo­ser d’un SIG va ainsi permettre de :

Inter­­ven­­tions préven­­tives et cura­­tives : lesquelles mener via un SIG ? ◇

Les infor­ma­tions concer­nant d’éven­tuels défauts ou l’évo­lu­tion de la dégra­da­tion d’un réseau peuvent être inté­grées dans un SIG. On pourra ainsi rensei­gner l’en­semble des éléments conte­nus dans la norme, comme le type de défaut et son posi­tion­ne­ment dans la cana­li­sa­tion. L’enjeu sera ensuite de réus­sir à croi­ser les données des rapports d’in­ter­ven­tion avec :

Anti­ci­per et limi­ter les défaillances est primor­dial pour assu­rer la perfor­mance de ces réseaux d’as­sai­nis­se­ment. Une connais­sance appro­fon­die de ce patri­moine permet­tra égale­ment de choi­­sir entre renou­vel­le­ment et réha­bi­li­ta­tion. Beau­coup de données sont inté­grables dans un SIG. Tout l’enjeu est de les exploi­ter pour établir un état des lieux des cana­li­sa­tions et des programmes de travaux asso­ciés. Quelles en sont les fonc­tion­na­li­tés phares ? Décou­vrez-les dans la check­list réca­pi­tu­la­tive GiSmart­ware.

 

Par La rédaction - 7 avril 2020

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