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La face cachée du SaaS : où en sont les éditeurs de logi­ciels français ?

Par La rédaction - 30 avril 2020
Temps de lecture : 7min

Aujourd’­hui, les solu­tions SaaS, pour Soft­ware as a service, sont sur toutes les lèvres. Une termi­no­lo­gie deve­nue presque « à la mode », et que tous les éditeurs de logi­ciels souhaitent s’ap­pro­prier. Mais que se cache-t-il réel­le­ment derrière cette appel­la­tion ? Quels usages attri­bués au SaaS, au PaaS et au IaaS ? Dans le paysage des entre­prises françaises, comment le SaaS est-il déployé ? Expli­ca­tions.

L’émer­gence du SaaS

Le SaaS, késako ?

Le SaaS se présente sous la forme d’un logi­ciel, souvent Web ou appli­ca­tion mobile, sur lequel on vient s’abon­ner pour avoir accès à des fonc­tion­na­li­tés. L’accès aux fonc­tion­na­li­tés est opéra­tion­nel tant que l’abon­ne­ment, souvent payant, est actif. C’est un type de logi­ciel souvent orienté grand public et notam­ment BtoC. Cepen­dant, une grande majo­rité des logi­ciels (plutôt orien­tés BtoB) ne dispose pas d’une archi­tec­ture utili­sable dans ce mode de fonc­tion­ne­ment.

Les éditeurs de logi­ciels qui proposent des solu­tions en mode SaaS (ou abon­ne­ment) vont être davan­tage valo­ri­sés que ceux qui vendent sous forme de licences. En effet, grâce à l’abon­ne­ment au SaaS, le client est souvent plus captif, en béné­fi­ciant d’un modèle « à la demande ».

Comment en est-on arrivé là ?

L’ar­ri­vée des archi­tec­tures virtua­li­sées a permis l’émer­gence du cloud, et donc du SaaS. On évoque ici l’ins­tal­la­tion d’une infra­struc­ture infor­ma­tique maté­rielle compo­sée de proces­seurs, de mémoire et de disques de stockage sur lesquels on peut créer autant de systèmes d’ex­ploi­ta­tion que l’on veut en parta­geant les ressources physiques. Tout est ainsi fait direc­te­ment par une machine virtuelle qui va utili­ser les ressources parta­gées d’une infra­struc­ture physique.

Beau­coup de logi­ciels sont longs à déve­lop­per et leur mise sur le marché se compte en années. Aujourd’­hui, on recense des logi­ciels matures (gestion ERP, gestion RH, finance) avec des archi­tec­tures datant de 4 à 5 ans, et qui n’avaient pas été conçus pour une archi­tec­ture SaaS.

SaaS, PaaS, IaaS : quels usages ?

IaaS : Infra­struc­ture as a Service

Dans cette confi­gu­ra­tion, les éditeurs louent des ressources maté­rielles (RAM, Disque de stockage et CPU). Ils pour­ront alors instan­cier autant de machines virtua­li­sées sur autant de serveurs qu’ils souhaitent.

Aujourd’­hui, beau­coup d’hé­ber­geurs proposent de l’IaaS. Ils mettent ainsi à dispo­si­tion des CPU, de la RAM, des disques durs, et les éditeurs paient en fonc­tion de ce qu’ils utilisent.

PaaS : Plat­form as a Service

Ici, l’en­tre­prise va utili­ser les services d’un logi­ciel dédié pour son utili­sa­tion et déployé sur une machine virtuelle héber­gée (souvent en IaaS). C’est aussi le cas des logi­ciels tierces sur lequel l’édi­teur va amener une plus value, notam­ment dans le cas de SBDD, loT, moteur de plate­formes d’in­tel­li­gence arti­fi­cielle ou encore chat bots.

SaaS : Soft­ware as a Service

Ici, l’usa­ger va utili­ser une appli­ca­tion avec un compte utili­sa­teur dédié et payer en fonc­tion de l’uti­li­sa­tion qui en sera faite. Par exemple, dans le cadre de BtoB sur une plate­forme de gestion de la paye, le paie­ment peut s’ef­fec­tuer au nombre de bulle­tins de salaires réali­sés.

Ces trois notions sont toutes très dépen­dantes. Il n’y a pas d’avan­tages ou d’in­con­vé­nients pour les éditeurs à favo­ri­ser l’une plus que l’autre : leur usage dépend avant tout du contexte et du client ciblé.

Il est impor­tant, pour les éditeurs qui sont en train de conce­voir un logi­ciel, de faire une étude de marché pour se rensei­gner sur le contexte : toutes les cibles n’ont pas le même niveau de matu­rité en matière d’héber­ge­ment cloud et de volonté de dispo­ser d’une appli­ca­tion en SaaS. Certaines entre­prises préfèrent avoir un logi­ciel hébergé en interne (On premise) pour des notions de sécu­ri­tés et de conti­nuité de service.

Client lourd vs. client léger : quel choix pour quels usages ?

Où en sont les entre­prises françaises ?

Cela dépend des secteurs et de l’ar­chi­tec­ture tech­nique du produit. Dans le BtoC, la majo­rité des appli­ca­tions sont dispo­nibles en mode SaaS et stockées dans le cloud. On peut notam­ment citer Gmail, Office 365, et toutes les appli­ca­tions dispo­nibles sur nos smart­phones.

En revanche, dans le BtoB, la première ques­tion à se poser est de savoir si les solu­tions seront héber­gées en cloud ou On premise. La deuxième ques­tion concerne la capa­cité du logi­ciel à faire du SaaS ou du PaaS. Majo­ri­tai­re­ment les appli­ca­tions profes­sion­nelles sont déployées en PaaS.

Le SaaS est-il vrai­ment déployé à son maxi­mum ?

Aujourd’­hui, un nombre impor­tant d’édi­teurs commu­niquent et vendent les logi­ciels en mode SaaS (prin­cipe d’abon­ne­ment). Dans la réalité, le logi­ciel est souvent déployé en mode PaaS car son archi­tec­ture ne permet pas une implé­men­ta­tion en mode SaaS. Pour l’uti­li­sa­teur, cela ne fait aucune diffé­rence : le service est rendu de la même manière, avec un prin­cipe de factu­ra­tion à l’uti­li­sa­tion.

Pour de nombreux éditeurs, repen­ser l’ar­chi­tec­ture et l’in­ter­face en mode SaaS a un coût très impor­tant. Par consé­quent, certains éditeurs n’ef­fec­tuent pas de refonte de leur logi­ciel en mode SaaS et vendent avec cette appel­la­tion un logi­ciel qui fonc­tionne en mode PaaS. Pour l’en­tre­prise cliente, l’in­té­rêt est avant tout de dispo­ser d’un logi­ciel qui lui est dédié et qui répond à ces besoins.

Il n’est pas rare que des éditeurs de logi­ciels proposent des appli­ca­tions sous une appel­la­tion SaaS alors que l’ar­chi­tec­ture ne l’est pas forcé­ment. Cepen­dant, l’ex­pé­rience client n’est pas impac­tée par ces pratiques tant que le logi­ciel répond aux attentes. Des attentes qui reposent prin­ci­pa­le­ment sur l’ab­sence d’ano­ma­lies et une assis­tance rapide.

Par La rédaction - 30 avril 2020

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