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Stan­dards dans le rail : l’in­ter­view de Fabrice Simo­nin

Par La rédaction - 6 juillet 2018
Temps de lecture : 6min

Les stan­dards sont parti­cu­liè­re­ment stra­té­giques pour les éditeurs de logi­ciels, proprié­taires ou non, inter­ve­nant dans l’uni­vers du rail. Fabrice Simo­nin, direc­teur du pôle rail de GiSmart­ware, revient sur les enjeux et oppor­tu­ni­tés qu’ils repré­sentent pour les éditeurs de logi­ciels, comme pour les gestion­naires d’in­fra­struc­tures.

 

1. Pourquoi GiSmart­ware s’in­té­resse aux stan­dards de l’uni­vers du rail ?

Les gestion­naires d’in­fra­struc­tures ont un besoin crucial d’inter­opé­ra­bi­lité, que ce soit pour conso­li­der la donnée produite par les diffé­rents acteurs (bureaux d’études, construc­teurs, main­te­neurs…) ou pour publier la descrip­tion de leur réseau à leurs clients ou parte­naires (entre­prises ferro­viaires, auto­ri­tés de régu­la­tion…). Ils ont ainsi besoin d’un outillage permet­tant d’échan­ger et de parta­ger des données réfé­ren­tielles compré­hen­sibles par tous. Outillage rendu possible par les stan­dards.

Ces stan­dards vont égale­ment donner la possi­bi­lité à diffé­rents four­nis­seurs d’en­trer sur le marché. Bien que le monde ferro­viaire repré­sente un marché de niche avec peu d’in­ter­ve­nants, les petits acteurs peuvent eux aussi, grâce aux stan­dards, propo­ser des offres adap­tées aux gestion­naires d’in­fra­struc­tures. Le tout à des prix compé­ti­tifs.

Tous les acteurs y trouvent leur inté­rêt. D’un côté, les éditeurs peuvent produire des offres et des pres­ta­tions qui concernent tous les gestion­naires d’in­fra­struc­tures. De l’autre, les gestion­naires d’in­fra­struc­tures disposent de plus de four­nis­seurs pouvant répondre à leur besoins ou contraintes finan­cières. Aussi, les stan­dards permettent des offres mutua­li­sables entre plusieurs gestion­naires d’in­fra­struc­tures : le coût de déve­lop­pe­ment est alors porté par l’en­semble des acteurs, et se trouve donc réduit.

 

2. On entend souvent dire que les éditeurs de logi­ciels cherchent à garder leurs utili­sa­teurs captifs grâce à leurs formats proprié­taires (vendor lock-in). N’est-il donc pas contra­dic­toire qu’un éditeur veuille s’ap­puyer sur des stan­dards ?

Il est illu­soire pour les petits éditeurs de vouloir impo­ser un modèle à un grand gestion­naire d’infra­struc­tures ferro­viaires. Chez GiSmart­ware, nous sommes convain­cus que les stan­dards rendent possible l’in­no­va­tion par les petits acteurs, qui peuvent alors bâtir des offres perti­nentes et propo­ser de meilleures perfor­mances, une meilleure ergo­no­mie et des fonc­tion­na­li­tés plus inté­res­santes.

Beau­coup de start-ups et autres petites struc­tures ne pour­raient présen­ter des solu­tions viables sur le marché si elles ne s’ap­puyaient pas sur la base de ces stan­dards.

 

3. À quels stan­dards s’in­té­resse GiSmart­ware en parti­cu­lier ?

Dans le monde du rail, il existe 4 stan­dards inté­res­sants auxquels s’in­té­resse GiSmart­ware. D’abord, le stan­dard RailTo­poMo­del, stan­dar­disé par l’Union inter­na­tio­nale des chemins de fer (UIC), défi­nit la repré­sen­ta­tion topo­lo­gique de l’in­fra­struc­ture ferro­viaire. Notre solu­tion NETGEO Rail garan­tit la confor­mité de la descrip­tion du réseau à ce stan­dard. La contri­bu­tion de GiSmart­ware ? Présen­ter les béné­fices de ce stan­dard auprès des indus­triels à travers sa solu­tion logi­cielle : gain en effi­ca­cité dans la mise en qualité des réfé­ren­tiels et inter­opé­ra­bi­lité avec des logi­ciels tiers. GiSmart­ware a pu démon­trer ces avan­tages lors des confé­rences RailTo­poMo­del de l’UIC.

Autre stan­dard complé­men­taire, railML. Ce format, qui s’ap­puie sur la modé­li­sa­tion de la topo­lo­gie de RailTo­poMo­del, permet d’échan­ger de la donnée sans perte de qualité entre les diffé­rents acteurs. Un point qui s’ajoute à la feuille de route de GiSmart­ware, afin de propo­ser un outil qui intègre ce format et faci­lite l’im­port/export au format railML.

De même, Eulynx, stan­dard nais­sant qui vise à offrir une modé­li­sa­tion des systèmes de signa­li­sa­tion, est suivi de près. Chez GiSmart­ware, nous obser­vons les travaux en cours pour être prêts à utili­ser ce stan­dard dès sa fina­li­sa­tion.

Enfin, GiSmart­ware a décidé de s’im­pliquer dans la stan­dar­di­sa­tion d’IFC Rail par buil­dingS­mart Inter­na­tio­nal (bSI). En tant qu’ob­ser­va­teurs, nous avons pu obser­ver la cohé­rence de la démarche de bSI et, en parti­cu­lier, la complé­men­ta­rité visée avec RailTo­poMo­del. C’est ce qui nous a convaincu d’adhé­rer au programme natio­nal MINnD, repré­sen­tant la France auprès du bSI, pour appor­ter notre point de vue et notre exper­tise en tant qu’é­di­teur au groupe de travail MINnD4Rail.

Par La rédaction - 6 juillet 2018

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