Accueil Solutions cartographiques & IT Contact

Comment valo­ri­ser son schéma direc­teur via un SIG ?

Par La rédaction - 30 avril 2019
Temps de lecture : 8min

En France, les communes et syndi­cats fonc­tion­nant en régie ou délé­ga­tion sont soumis à la réali­sa­tion d’un schéma direc­teur ou diagnos­tic eau potable une fois par décen­nie. Objec­tif de cet outil de program­ma­tion et de gestion : évaluer les travaux néces­saires et construire un plan d’ac­tion pour répondre à la demande future en eau. Que contient un schéma direc­teur ? Comment valo­ri­ser ces infor­ma­tions en les combi­nant à un SIG ? Expli­ca­tions.

Les 4 phases d’un schéma direc­teur

Le schéma direc­teur est l’oc­ca­sion clé pour faire le point sur les condi­tions régle­men­taires, tech­niques et budgé­taires de l’ap­pro­vi­sion­ne­ment en eau potable d’une collec­ti­vité. En géné­ral, celui-ci se réalise en 4 phases.

1/ Analyse du patri­moine et pers­pec­tives d’évo­lu­tion

À ce niveau, un diagnos­tic exhaus­tif de l’exis­tant (linéaire, d’ou­vrage) est réalisé. En paral­lèle, l’évo­lu­tion des besoins du patri­moine d’ici 10 ans, 20 ans et 40 ans est établie en se basant sur les études démo­gra­phiques pros­pec­tives.

2/ Modé­li­sa­tion d’un programme de travaux pour le présent et le futur

Ici, il est conseillé de construire le réseau sur un SIG. Cela permet­tra, par exemple, de faci­li­ter la modé­li­sa­tion des infor­ma­tions hydrau­liques (simu­la­tions des écou­le­ments de l’eau).

3/ Program­ma­tion d’ac­tions et de travaux

Un programme d’ac­tions et / ou d’études est envi­sagé pour lever les doutes sur les scéna­rios abor­dés. Un programme de travaux sur le court, moyen et long terme est égale­ment construit pour répondre aux besoins de la collec­ti­vité et à ses moyens tech­niques et finan­ciers. Enfin, un programme de travaux gérant la phase tran­si­toire pendant laquelle des études complé­men­taires sont menées peut égale­ment être défini.

4/ Chif­frage du scéna­rio le plus adapté aux contraintes tech­niques et budgé­taires

Il s’agit de déter­mi­ner combien coûtera et rappor­tera le scéna­rio envi­sagé. Le schéma direc­teur sera ensuite réajusté tous les 10 ans, pour pallier le manque de préci­sion que présen­te­rait une étude pros­pec­tive à 40 ans.

[Info­­­gra­­­phie] Les perfor­­­mances des services d’eau français, en chiffres

Des sché­mas direc­teurs plus vivants et plus visuels

Véri­table outil de gestion, le schéma direc­teur permet d’ob­te­nir une vision globale des besoins et des solu­tions poten­tielles. Dans ce cadre, il ne doit pas être consi­déré comme une forma­lité admi­nis­tra­tive sans portée pratique.

Aujourd’­hui, le schéma direc­teur doit saisir les oppor­tu­ni­tés offertes par la digi­ta­li­sa­tion. Pour un nombre encore trop impor­tant de communes, les réseaux sont mal connus. En cause, la consi­gna­tion des données sous format papier. Pour en amélio­rer la connais­sance, il est possible de partir des plans papier exis­tants ou bien de profi­ter d’une phase de détec­tion de réseau avec des géomètres (bran­che­ment, cana­li­sa­tion) pour impor­ter la data dans un SIG.

Après la digi­ta­li­sa­tion, l’ac­tua­li­sa­tion. En ce sens, il convient de faire en sorte que le schéma direc­teur consti­tue un ensemble de données évolu­tives. En effet, les données saisies sont amenées à chan­ger dans la mesure où les cabi­nets d’étude doivent livrer leurs données au format digi­ta­lisé.

SIG eau et assai­­nis­­se­­ment : l’in­­ter­­view de Sarah Bertho­­let

Quel type de SIG choi­sir ?

Dans leur démarche de digi­ta­li­sa­tion, les collec­ti­vi­tés peuvent opter pour :

L’ou­til va permettre une meilleure anti­ci­pa­tion des actions, puisqu’il consiste à enre­gis­trer les données, mais aussi à leur donner du sens. Par exemple, si une action de main­te­nance préven­tive initia­le­ment clas­sée en prio­rité 3 (moindre impor­tance) permet de résoudre des pannes impor­tantes sur des pompes ou vannes, le logi­ciel la bascu­lera auto­ma­tique­ment au niveau 1.

En plus de donner de « l’in­tel­li­gence » aux données, le SIG offre une vue géogra­phique d’en­semble du réseau d’ap­pro­vi­sion­ne­ment en eau et des inter­ven­tions qui y sont menées. Dans le cadre du récent regrou­pe­ment des régions, le SIG est le noyau dur qui permet­tra un accès unifor­misé aux données patri­mo­niales.

SIG géné­­ra­­liste vs SIG métier : quelle solu­­tion préfé­­rer ?

 

Avant de patien­ter 10 ans pour se replon­ger dans sa gestion patri­mo­niale, il est préfé­rable de tirer profit du premier schéma direc­teur et de l’uti­li­ser pour exploi­ter son réseau quoti­dien­ne­ment. Pour vous accom­pa­gner dans cette démarche, la première étape est de déter­­mi­­ner les fonc­­tion­­na­­li­­tés utiles à vos équipes. Besoin d’aide pour la suite ? Contac­­tez les experts GiSmart­ware !

Par La rédaction - 30 avril 2019

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Sauvetage du métro de New-York : quels enjeux ?
Déploiement THD : les opérateurs privés à l’assaut des RIP

Recommandé pour vous

S'inscrire à la newsletter

Pour ne rien rater de notre actualité...