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Carto­gra­phie & SIG : les termes à connaître abso­lu­ment

Par La rédaction - 5 avril 2018
Temps de lecture : 7min

Appré­hen­der les notions des domaines de la carto­gra­phie et des systèmes d’in­for­ma­tion géogra­phique (SIG) n’est pas toujours aisé. Pour vous faci­li­ter la tâche, nous avons conçu ce glos­saire avec des défi­ni­tions claires et concises des mots et expres­sions tech­niques les plus employés. Pour en savoir plus sur les sujets évoqués, il faudra néan­moins parcou­rir le Maga­zine GiSmart­ware !

 

Analyse spatiale

Étude analy­tique des loca­li­sa­tions et des inter­ac­tions spatiales en tant que compo­santes des fonc­tion­ne­ments d’une société et des indi­vi­dus qui la composent. L’es­pace n’est plus un simple support mais une donnée déci­sive pour l’or­ga­ni­sa­tion sociale. Plus large­ment, on parle aussi d’intel­li­gence géogra­phique (loca­tion intel­li­gence) qui consiste à recon­naître et analy­ser des tendances selon une approche géogra­phique.

 

Carto­gra­phie

Disci­pline qui englobe la concep­tion, la produc­tion, la diffu­sion et l’étude des cartes. La carto­gra­phie est aussi le terme utilisé pour dési­gner la repré­sen­ta­tion spatiale en elle-même, soit la carte.

 

Client web

Client (utili­sa­teur ou programme) envoyant une requête à un serveur via une connexion Inter­net, dans le but de consom­mer des données spatiales.

Pour des ques­tions de sécu­rité et de synchro­ni­sa­tion des données, le client et le serveur n’ont pas le même langage. Dans une appli­ca­tion infor­ma­tique client/serveur, les trai­te­ments sont effec­tués par l’exé­cu­tion conjointe de deux programmes infor­ma­tiques, implé­men­tés sur des ordi­na­teurs diffé­rents : le client et le serveur.

 

Commu­ni­ca­tion carto­gra­phique

Disci­pline faisant partie des Tech­no­lo­gies de l’in­for­ma­tion et de la commu­ni­ca­tion (TIC), qui a voca­tion à diffu­ser les analyses et infor­ma­tions obte­nues grâce à la carto­gra­phie et la géoma­tique. La commu­ni­ca­tion carto­gra­phique fait appel à deux compé­tences clés : l’ex­per­tise tech­nique des spécia­listes en SIG et des compé­tences en commu­ni­ca­tion.

La présen­ta­tion des infor­ma­tions sous forme de carte consti­tue un outil d’aide à la compré­hen­sion ou à la déci­sion. Un mode de commu­ni­ca­tion clair et péda­go­gique, de plus en plus utilisé par les médias, l’édu­ca­tion, les entre­prises ou les pouvoirs publics.

 

Données spatiales ou données géogra­phiques

Données englo­bant notam­ment les mesures spatiales, les phéno­mènes ou objets obser­vés sur un terri­toire, etc. Elles sont orga­ni­sées et struc­tu­rées dans une base de données géogra­phiques, gérée par un logi­ciel SIG. 3 caté­go­ries d’at­tri­buts concernent ces données : la nature et les attri­buts de l’objet, la loca­li­sa­tion et la forme de l’objet, et les rela­tions de construc­tion avec les autres objets.

 

Fond de plan

Repré­sen­ta­tion spatiale créée à partir des bases de données géogra­phiques. Google Maps et OpenS­treetMap, par exemple, four­nissent diffé­rents types de repré­sen­ta­tions : en relief, en vue satel­lite ou sous forme de plans.

 

Géoma­tique

Disci­pline qui regroupe l’en­semble des outils et tech­niques desti­nés à collec­ter, analy­ser, repré­sen­ter et diffu­ser des données géogra­phiques. Son objec­tif : repré­sen­ter spatia­le­ment les données, afin d’ex­po­ser et mettre en pers­pec­tive les résul­tats d’ana­lyses statis­tiques.

 

Légende carto­gra­phique

Encart expliquant les signes et symboles accom­pa­gnant un plan ou une carte. Une conven­tion carto­gra­phique défi­nit les icônes, carac­tères, lignes (routes, fron­tières, cadre de la carte), et le code de couleur (pour les terres, les océans, les alti­tudes) qui consti­tuent la légende.

 

Serveur carto­gra­phique

Appli­ca­tion gérant le char­ge­ment de données géogra­phiques à partir de diffé­rentes sources et les conver­tis­sant dans des formats norma­li­sées par l’OGC (Open geospa­tial consor­tium).

Ce serveur diffuse ces données à travers un réseau local ou inter­net. Par exemple, MapSer­ver est le premier logi­ciel de serveur open­source (1994) initia­le­ment déve­loppé en parte­na­riat avec la Nasa et l’uni­ver­sité améri­caine du Minne­sota, pour rendre acces­sibles au grand public les images satel­lite.

Le serveur carto­gra­phique peut aussi être un logi­ciel proprié­taire. Pour réali­ser des requêtes de données géogra­phiques sur MapSer­ver, les proto­coles de struc­ture de l’OGC utili­sés côté client sont le WMS (Web map service), gérant l’af­fi­chage simple de cartes, et le WFS (Web feature service), conçu pour le stockage de données.

 

Services web carto­gra­phiques

Service carto­gra­phique web, qui permet de créer et d’édi­ter des cartes grâce à l’uti­li­sa­tion de données géo-réfé­ren­cées par un serveur carto­gra­phique. Le client envoie une requête à un serveur carto­gra­phique, celui-ci génère ensuite une image qu’il trans­met au client.

Le service web carto­gra­phique produit des cartes compo­sées de données spatia­le­ment réfé­ren­cées à partir d’in­for­ma­tions géogra­phiques. Ce webser­vice permet la mutua­li­sa­tion des compé­tences, des données et des ressources.

 

Système de projec­tion

La Terre étant de forme globa­le­ment sphé­rique, apla­tie aux pôles, sa repré­sen­ta­tion sur une carte plane entraîne des défor­ma­tions. Un système de projec­tion géodé­sique permet d’y remé­dier à partir de modèles mathé­ma­tiques.

Le choix du système de projec­tion (cylin­drique, conique ou azimu­tale) dépend des objec­tifs : respect des formes, exac­ti­tude des surfaces, lati­tude parti­cu­lière à carto­gra­phier, etc. À titre d’exemple, le système de projec­tion asso­cié au GPS est appelé WGS 84.

 

Système d’in­for­ma­tion géogra­phique (SIG)

Le FICCDC (Fede­ral inter­agency coor­di­na­ting commit­tee on digi­tal carto­gra­phy) défi­nit le SIG comme « un système formé d’or­di­na­teurs, de logi­ciels et de procé­dés conçus pour permettre la récu­pé­ra­tion, la gestion, l’ana­lyse et l’af­fi­chage des données réfé­ren­cées spatia­le­ment afin de résoudre les problèmes complexes de plani­fi­ca­tion et de gestion ». Défi­ni­tion la plus large­ment accep­tée au sein de la commu­nauté d’ex­perts de la carto­gra­phie.

Les SIG sont liés à l’amé­na­ge­ment du terri­toire, la gestion des infra­struc­tures et réseaux, la logis­tique et les trans­ports, les télé­com­mu­ni­ca­tions, l’in­gé­nie­rie, la plani­fi­ca­tion, l’édu­ca­tion et la recherche. La notion de SIG intègre donc les équi­pe­ments infor­ma­tiques, les données géogra­phiques, ainsi que les compé­tences humaines et métho­do­lo­giques.

Pour aller plus loin dans la compré­hen­sion de ces concepts, et pour abor­der d’autres notions primor­diales telles que la topo­lo­gie, consul­tez les articles du Maga­zine GiSmart­ware !

Par La rédaction - 5 avril 2018

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