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Phase de vie d’un réseau : à chaque étape sa solu­tion tech­no­lo­gique

Par Editorial Board - 22 janvier 2019
Temps de lecture : 7min

Le déploie­ment d’un réseau, quel qu’il soit, se fait en un ensemble d’étapes défi­nies, lors desquelles des tech­no­lo­gies spéci­fiques entrent en jeu. Pour chaque usage, on préfé­rera l’uti­li­sa­tion d’un client lourd ou d’un client léger. À quelle étape corres­pond quelle tech­no­lo­gie ? Les experts GiSmart­ware font le point.

 

Les diffé­rentes phases de déve­lop­pe­ment d’un réseau

Concep­tion, ou think

Ici, le travail consiste à obte­nir une vision globale du projet de déve­lop­pe­ment du réseau. En suivant le schéma direc­teur, il sera possible de réali­ser des esti­ma­tions budgé­taires. C’est l’étape qui permet d’ob­te­nir une vision « macro » du projet.

Cons­truc­tion, ou build

Une fois que les données tech­niques et budgé­taires du déploie­ment de réseau sont iden­ti­fiées, on entre dans la phase build. Le lance­ment des études comprend :

La phase build est un avant-projet sommaire (APS) qui consiste donc à défi­nir ce qui est tech­nique­ment faisable selon l’en­ve­loppe défi­nie en première phase. Les équipes passent ensuite à la phase de produc­tion du plan d’exé­cu­tion détaillé fourni par le donneur d’ordre. Sont donc produits les plans précis mention­nant les détails de toutes les opéra­tions (phase PD).

Ces docu­ments de déploie­ment exact sont trans­mis à l’en­tre­prise de construc­tion qui les inter­prète et réalise les travaux en fonc­tion des docu­ments de l’avant projet détaillé. Si des impon­dé­rables sont iden­ti­fiés, les plans et sché­mas sont revus et un travail de resti­tu­tion est mis en place.

Par la suite, un dossier d’ou­vrage exécuté (DOE) est fourni. Il s’agit d’une docu­men­ta­tion précise détaillant ce qui a été réalisé sur le terrain. Le niveau de détail de ce docu­ment est un facteur clé pour que le projet soit conve­na­ble­ment relayé aux inter­ve­nants de la phase suivante.

Exploi­ta­tion et commer­cia­li­sa­tion, ou run

Cette phase du projet regroupe toutes les acti­vi­tés qui contri­buent à la mise à dispo­si­tion des services. C’est la phase d’exé­cu­tion du marke­ting opéra­tion­nel et des ventes.

Il est néces­saire de faire remon­ter les infor­ma­tions du DOE dans le réfé­ren­tiel pour être mis à dispo­si­tion des opéra­teurs, des personnes en charge de l’ex­ploi­ta­tion et des commer­ciaux. Ces derniers pour­ront d’ailleurs propo­ser à la vente les abon­ne­ments connexes au déploie­ment du réseau.

 

Client léger, client lourd : pour quelle phase ?

Le client lourd pour l’APS et l’APD et les docu­ments du DOE

Cette mission est réser­vée à des experts ou des profils de concep­teurs. Comme cette phase impose beau­coup de calculs, il est néces­saire de faire appel à un client lourd qui discute avec un serveur d’ap­pli­ca­tion. Le client lourd doit être adressé lors des phases think et build.

Lors du think d’un client lourd, il faut être capable de compi­ler les hypo­thèses de déploie­ment et comprendre le réseau exis­tant pour propo­ser les solu­tions les plus perfor­mantes (nouveaux tracés, nouvelles soudu­res…). Ici, une impor­tante puis­sance de calcul est néces­saire. Il sera possible d’uti­li­ser des fonc­tion­na­li­tés embarquées dans des outils experts, tels que les SIG géné­ra­listes ou SIG métier, et des outils de CAO et DAO pour faire face à des problé­ma­tiques de calculs retrou­vées dans les SIG ou dans l’analyse spatiale.

Les outils de CAO et DAO sont utili­sés lors les étapes d’APD, où le chemi­ne­ment du réseau sera construit préci­sé­ment, et surtout pour les plans de recol­le­ment qui consti­tuent un des livrables du DOE. L’ou­til SIG est utilisé lors des étapes d’APS où vont être effec­tués des calculs de masse.

Client lourd vs client léger : quel choix pour quels usages ? ◇

 

Client léger : la force du web pour les phases d’ex­ploi­ta­tion, la mobi­lité pour l’ac­com­pa­gne­ment aux rele­vés de terrain

Si le client léger prend tout son sens dans la phase run du déploie­ment de réseau, la mobi­lité, elle, peut inter­ve­nir en amont en permet­tant aux équipes nomades d’al­ler véri­fier voire complé­ter des infor­ma­tions utili­sées pour l’in­gé­nie­rie. Par exemple, une campagne de relevé de boîtes aux lettres pour véri­fier le nombre d’abon­nés pour une adresse injec­tée dans le système.

Une fois le réseau mis en produc­tion, web et mobi­lité permettent de parta­ger faci­le­ment les infor­ma­tions néces­saires aux inter­ven­tions de main­te­nance ou à la commer­cia­li­sa­tion du réseau.
Beau­coup de personnes inter­agissent avec le patri­moine, et c’est l’ap­pli­ca­tion mobile et web qui va prendre le relai. On va pouvoir s’adres­ser à des profes­sion­nels nomades tels que les équipes d’in­ter­ven­tion sur le terrain, pour leur donner un accès direct à la donnée.

 

Vers la fin du client lourd ?

Avec les amélio­ra­tions constantes des tech­no­lo­gies, l’ave­nir réside dans un réfé­ren­tiel géolo­ca­lisé acces­sible le plus direc­te­ment possible par les appli­ca­tions métier telles que DAO, SIG, CRM sans utili­sa­tion d’un logi­ciel client lourd dédié.

Par exemple, les outils DAO ou SIG permet­tront de dialo­guer avec le réfé­ren­tiel tech­nique et de l’en­ri­chir, le mettre à jour. Le CRM de véri­fier l’éli­gi­bi­lité au service d’un client et de réser­ver un service. En effet, la voca­tion d’un outil de gestion de réfé­ren­tiel SIG et d’ex­ploi­ta­tion est de s’in­té­grer parfai­te­ment au sein d’un SI dans le but d’au­to­ma­ti­ser les tâches, accé­lé­rer les proces­sus, fiabi­li­ser la donnée, quel que soit le service deman­deur.

Pour tout cela, la clé réside demain dans les API. Pour cause, Gregory LaBlanc, profes­seur à Berke­ley, souli­gnait lors d’une confé­rence privée en octobre dernier : « APIs are eating the world ».

 

L’ex­pé­rience utili­sa­teur au cœur du client léger

Dans les années à venir, avec les clients légers, l’amélio­ra­tion de l’ex­pé­rience client sera déve­lop­pée. Deux niveaux sont à prendre en compte :

GiSmart­ware est engagé dans cette démarche au travers d’un schéma direc­teur qui devrait permettre à ces utili­sa­teurs de toucher du doigt cette réalité d’ici 2021.

 

Du point de vue de la pros­pec­tive, on peut s’at­tendre à ce que l’ac­cès au support inté­gré se réalise direc­te­ment dans les outils. À l’ave­nir, un maxi­mum d’in­té­gra­tions seront effec­tuées au même endroit.

Par Editorial Board - 22 janvier 2019

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