Accueil Solutions cartographiques & IT Contact

Digi­tal Rail Revo­lu­tion 2018 : les points à rete­nir

Par La rédaction - 11 décembre 2018
Temps de lecture : 8min

L’édi­tion 2018 de la Digi­tal Rail Revo­lu­tion Confe­rence s’est tenue le 21 novembre au siège de l’Union inter­na­tio­nale des chemins de fer (UIC), à Paris. Un événe­ment dont GiSmart­ware était fier d’être spon­sor, et dont les ensei­gne­ments ont été nombreux. Fabrice Simo­nin, direc­teur du pôle Rail GiSmart­ware, dresse le tableau des points à rete­nir abso­lu­ment.

 

Digi­tal Rail Revo­lu­tion 2018 : un bilan exal­tant

Comme le souligne Chris­tophe Sanguina, d’Al­stom, cette édition était une « très belle oppor­tu­nité de réseau­tage avec des parti­ci­pants experts et des inter­ve­nants véri­ta­ble­ment dédiés à la promo­tion et au débat autour de l’in­no­va­tion ». Au fil des rencontres, les opéra­teurs, gestion­naires d’in­fra­struc­tures, auto­ri­tés de régu­la­tion, concep­teurs de solu­tions infor­ma­tiques et indus­triels ont pu échan­ger autour des dernières tendances du monde ferro­viaire, mais aussi des chal­lenges et oppor­tu­ni­tés que repré­sente la digi­ta­li­sa­tion du rail.

Compte tenu du nombre de confé­rences et de discus­sions infor­melles qui ont eu lieu, impos­sible de véri­ta­ble­ment synthé­ti­ser la Digi­tal Rail Revo­lu­tion Confe­rence. Pour faire simple, nous expo­se­rons donc 3 ensei­gne­ments majeurs mention­nés la plupart des inter­ve­nants, dans des contextes divers et variés.

 

Les 3 ensei­gne­ments majeurs de l’évé­ne­ment

Les promesses de la révo­lu­tion digi­tale du rail

Premier constat : les inter­ve­nants de la Digi­tal Rail Revo­lu­tion Confe­rence 2018 ont unifor­mé­ment reconnu les promesses exci­tantes induites par la digi­ta­li­sa­tion du rail. Parmi lesquelles de meilleurs services pour les consom­ma­teurs, une unifor­mi­sa­tion du marché faci­li­tant l’in­no­va­tion, ou encore plus d’ef­fi­ca­cité dans les opéra­tions des opéra­teurs ou gestion­naires d’in­fra­struc­tures.

Comme le souli­gnait Toufic Mach­nouk (Network Rail), l’in­gé­nie­rie méca­nique et le génie civil pour­raient entrer en phase de stag­na­tion en termes d’ef­fi­ca­cité. L’IT s’im­pose ainsi natu­rel­le­ment comme un levier stra­té­gique à action­ner pour géné­rer de nouveaux gains.

Krzysz­tof Wilc­zek (Plas­ser & Theu­rer) a quant à lui soulevé un point inté­res­sant : aucun des prin­ci­paux argu­ments commer­ciaux de la digi­ta­li­sa­tion du rail ne change fonda­men­ta­le­ment l’offre des opéra­teurs et des gestion­naires d’in­fra­struc­ture. Pire encore, les nouveaux stan­dards en termes de confort, qualité de service ou de réduc­tion des coûts pour­raient prochai­ne­ment deve­nir la norme… Le risque ? Sur-vendre la « révo­lu­tion du rail » aux acteurs publics ou utili­sa­teurs finaux, sans que ceux-ci puissent en mesu­rer les gains.

Ce point rejoint l’une des convic­tions de GiSmart­ware : certaines inno­va­tions spec­ta­cu­laires ou cas d’usages font, à juste titre, énor­mé­ment de bruit – notam­ment la main­te­nance condi­tion­nelle ou prédic­tive, les trains à pilo­tage auto­ma­tique, le BIM, l’hy­per­loop… Cepen­dant, ces avan­cées massives ne doivent pas éclip­ser les plus petites (mais toutes aussi impor­tantes) étapes à fran­chir pour rendre ces inno­va­tions et quick-wins possibles.

La fin des silos

La révo­lu­tion digi­tale de l’in­dus­trie du rail est essen­tielle pour main­te­nir un niveau de compé­ti­ti­vité compa­ra­ti­ve­ment aux autres moyens de trans­port. Derniè­re­ment, la concur­rence est parve­nue à évoluer bien plus rapi­de­ment que le rail. Pour preuve, il n’a fallu que quelques années pour que la voiture auto­nome passe du rêve à la quasi-réalité.

Ces concur­rents sont l’exemple même d’une digi­ta­li­sa­tion rapide et constante, qui revient à « briser les silos », comme l’ont souli­gné de multiples inter­ve­nants. C’est cette philo­so­phie que les « 5 C » de Jean-Pierre Loubi­noux (UIC) sous-tendent : collec­ter, corri­ger, connec­ter, commer­cer (au sens histo­rique d’échan­ger et dialo­guer) et créer.

Selon nous, briser les silos dans le domaine du rail peut se faire de diffé­rentes façons :

En d’autres termes, il s’agit d’une nouvelle façon de procé­der pour l’indus­trie du rail. Mais comme le souligne Toufic Mach­nouk, cette nouvelle manière de faire n’est pas incom­pa­tible avec la culture histo­rique de l’in­dus­trie : la sécu­rité avant tout.

Le besoin d’une repré­sen­ta­tion virtuelle des infra­struc­tures

Dernier point, soulevé par plusieurs inter­ve­nants et exprimé plus concrè­te­ment par Rémy Lagay (SNCF) : l’auto­ma­ti­sa­tion des trans­ports ferro­viaires. En tant que direc­teur adjoint du plan d’ac­tion Train auto­nome, il a décrit ce programme ambi­tion dont l’enjeu est d’in­té­grer les premiers trains auto­nomes de fret et passa­gers au réseau français d’ici 2023.

Parmi les nombreux chal­lenges tech­no­lo­giques, légaux et socié­taux soule­vés par M. Lagay, la besoin d’une repré­sen­ta­tion virtuelle des infra­struc­tures ferro­viaires nous a parti­cu­liè­re­ment inter­pel­lés. Ce besoin fait partie des étapes moins visibles de la révo­lu­tion digi­tale du rail, dont GiSmart­ware a fait sa spécia­lité en propo­sant une descrip­tion complète, cohé­rente et mise à jour de l’in­fra­struc­ture. Le tout, pour étendre le champ des cas d’usages.

Alors que l’adop­tion des tech­no­lo­gies BIM assu­rera à terme la conti­nuité digi­tale du design à la phase opéra­tion­nelle, le chal­lenge pour les gestion­naires d’in­fra­struc­tures ferro­viaires est double :

 

La Digi­tal Rail Revo­lu­tion Confe­rence 2018 fut un événe­ment riche d’en­sei­gne­ments, orga­nisé avec effi­ca­cité par Global Rail­way Review avec la parti­ci­pa­tion de l’UIC. Inter­ve­nants et visi­teurs ont pu parta­ger leur vision de la trans­for­ma­tion en cours du secteur : une véri­table néces­sité pour demeu­rer compé­ti­tif dans un monde en pleine muta­tion, mais surtout une oppor­tu­nité d’amé­lio­rer le service rendu à l’usa­ger final. Chez GiSmart­ware, nous sommes fiers de consta­ter que de nombreux experts du milieu partagent notre convic­tion : un réfé­ren­tiel d’in­fra­struc­ture est un pas essen­tiel sur le chemin de l’ef­fi­ca­cité de l’in­dus­trie ferro­viaire.

Par La rédaction - 11 décembre 2018

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Construire sans détruire : le point sur la réglementation
[Ebook] Le standard RailTopoModel de A à Z

Recommandé pour vous

S'inscrire à la newsletter

Pour ne rien rater de notre actualité...