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SIG : l’im­por­tance de l’im­port des données et de son contrôle

Par La rédaction - 23 avril 2020
Temps de lecture : 8min

Déploie­ment, main­te­nance, exploi­ta­tion… Pour pilo­ter l’en­semble de ces actions, les exploi­tants de réseaux doivent dispo­ser d’un réfé­ren­tiel de données actua­lisé et fiable. En effet, maîtri­ser la donnée, et plus géné­ra­le­ment l’in­for­ma­tion, est essen­tiel pour exploi­ter au mieux toutes les fonc­tion­na­li­tés d’un Système d’in­for­ma­tion géogra­phique (SIG). Focus sur l’im­port de données et son contrôle.

Import de données : la base d’un SIG

La donnée est essen­tielle à la bonne gestion du réseau d’un exploi­tant. Par exemple, dans un programme de renou­vel­le­ment de cana­li­sa­tions, le gestion­naire doit connaître l’âge des conduites d’eau.

Même si les exploi­tants de tout type de réseaux connaissent leur patri­moine par habi­tude, ils doivent créer un réfé­ren­tiel de leur ensemble de données. L’idéal est de dispo­ser, en amont, de la donnée au format numé­rique (plan CAO / Excel / Shape­file), puis de l’in­té­grer dans le réfé­ren­tiel. Et pour éviter de ressai­sir chaque donnée, il existe des fonc­tions d’im­port de données à partir d’une base exis­tante.

Comment acqué­rir de la donnée ?

Dans les métiers du SIG, faire saisir la donnée par un pres­ta­taire repré­sente un véri­table coût, compte tenu de l’as­pect chro­no­phage de cette tâche. En effet, il faut redes­si­ner la donnée sur une carte et saisir les infor­ma­tions une par une.
Mais, comment acqué­rir cette donnée ? Plusieurs sources sont à dispo­si­tion comme :

Tous ces types d’in­for­ma­tions vont permettre de créer de la donnée de base via un import stan­dard. Cepen­dant, dans la majeure partie des cas, la qualité et le forma­lisme de la donnée ne permettent pas une inté­gra­tion simple répon­dant aux exigences de qualité et de modé­li­sa­tion du réfé­ren­tiel. Par consé­quent, l’in­té­gra­tion de la donnée néces­si­tera une phase de trai­te­ment.

De la donnée au SIG : collecte, struc­­tu­­ra­­tion et valo­­ri­­sa­­tion

Contrôle d’im­port de données : quels enjeux ?

Tout l’enjeu de l’im­port de nouvelles données est de dispo­ser d’un réfé­ren­tiel actua­lisé inté­grant une meilleure qualité et une plus grande exhaus­ti­vité de données. Le défi prin­ci­pal : ne pas dégra­der la qualité du réfé­ren­tiel.

Lorsque l’on importe de manière massive de la donnée, il est néces­saire de contrô­ler la donnée et de s’as­su­rer qu’elle respecte la modé­li­sa­tion et les critères de qualité défi­nis dans le réfé­ren­tiel exis­tant. Pour l’import de donnée de réseau, la donnée doit égale­ment répondre aux critères de qualité topo­lo­gique pour pouvoir utili­ser les outils d’ex­ploi­ta­tion de réseau s’ap­puyant sur la géomé­trie des objets.

Afin de simpli­fier la tâche des exploi­tants de réseau, la donnée doit être topo­lo­gique­ment correcte. Par exemple, si l’on constate une inter­rup­tion d’ar­ri­vée d’eau, il faut être capable de loca­li­ser la fuite sur le réseau, de déter­mi­ner quelle vanne est à action­ner et quels sont les clients impac­tés.

Les topo­lo­gies de réseaux dans les SIG s’ap­puient sur plusieurs critères répon­dant aux gestes métiers des exploi­tants : le sens de digi­ta­li­sa­tion d’un objet linéaire, la distance entre deux objets diffé­rents modé­li­sant une rela­tion…

Tous ces critères sont propres à chacun des métiers : les rela­tions des objets télé­com ne sont pas les mêmes que les objets eau et assai­nis­se­ment. Pour autant, tous ces critères doivent être véri­fiés lors de l’im­port des données. Objec­tif : créer un réfé­ren­tiel de qualité sur lequel l’en­semble des gestes pourra s’ap­pliquer de façon perfor­mante et fidèle à la réalité du terrain.

Quels points contrô­ler lors de l’im­port ?

Le nombre de contrôles mis en place lors d’un import de données permet d’évi­ter la dégra­da­tion de la qualité du réfé­ren­tiel. Il faut donc ajus­ter le niveau de contrôle en fonc­tion de la qualité du réfé­ren­tiel que vous souhai­tez obte­nir.

Les données d’ex­ploi­tant de réseau néces­sitent a minima les contrôles suivants :

Le respect des types de données et des valeurs ainsi que des rela­tions liées à la modé­li­sa­tion sont des actions stan­dard, connues de l’en­semble des outils d’im­por­ta­tion. Cela se traduit par le rejet des valeurs non auto­ri­sées ou des objets ne respec­tant pas les rela­tions de bases de données.

En revanche, la majo­rité des outils d’im­por­ta­tion ne traitent pas le critères de respect de la topo­lo­gie. Pour les outils qui le font, 2 points sont à respec­ter :

De l’im­­por­­tance de la dimen­­sion topo­­lo­­gique pour les exploi­­tants de réseaux

 

Les gestion­naires de réseaux et collec­ti­vi­tés doivent connaître leurs réseaux. Pour cela, la donnée est une compo­sante essen­tielle : c’est elle qui permet de repen­ser les stra­té­gies de renou­vel­le­ment ou d’ex­ten­sion, mais aussi d’éta­blir de nouveaux plans de main­te­nance cura­tive ou préven­tive. Et pour collec­ter ces savoirs, un SIG peut être d’une aide précieu­se… à condi­tion de collec­ter et struc­tu­rer les données avec prag­ma­tisme.

Par La rédaction - 23 avril 2020

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