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Main­te­nance : du cura­tif au pres­crip­tif, une stra­té­gie qui rapporte

Par La rédaction - 27 juin 2018
Temps de lecture : 5min

Tech­no­lo­gie conçue en premier lieu pour l’in­dus­trie, la gestion de la main­te­nance assis­tée par ordi­na­teur (GMAO) a fina­le­ment investi le secteur tertiaire et les insti­tu­tions publiques. Utili­sée aussi bien au niveau d’un local d’en­tre­prise que d’une région, voire d’un pays tout entier, la GMAO dispose d’échelles d’ap­pli­ca­tions sans limite. Et comme toute solu­tion impliquant les objets géoré­fé­ren­cés, la carto­gra­phie lui apporte une véri­table valeur ajou­tée. Focus sur le passage de la GMAO cura­tive à la stra­té­gie de main­te­nance pres­crip­tive.

Au-delà d’une gestion de la stra­té­gie de main­te­nance exclu­si­ve­ment cura­tive

Idéa­le­ment, dans le secteur privé comme public, la main­te­nance des outils (équi­pe­ments méca­niques, infor­ma­tique…) ne doit pas être seule­ment correc­tive (ou cura­tive). En effet, cette forme de gestion du patri­moine consiste unique­ment à solu­tion­ner un événe­ment, comme une panne, en temps réel.

Une stra­té­gie de main­te­nance de l’ur­gence et de l’aléa­toire, certes néces­saire, mais qui s’avère rapi­de­ment insuf­fi­sante :

Même si les pannes et dysfonc­tion­ne­ments ne peuvent pas toujours être anti­ci­pés, il est forte­ment conseillé de mettre en place, en paral­lèle d’une main­te­nance cura­tive, une main­te­nance préven­tive repo­sant sur un calen­drier fixe d’in­ter­ven­tions et/ou sur un ensemble de données collec­tées en temps réel grâce à des capteurs.

 


Rappel : qu’est-ce que la main­te­nance préven­tive ?

L’objec­tif de la stra­té­gie de main­te­nance préven­tive est de devan­cer les opéra­tions de main­tien ou de répa­ra­tion d’un bien maté­riel pour assu­rer une qualité de service opti­male. Globa­le­ment, le préven­tif permet de réali­ser des écono­mies de temps et de moyens en :

  • assu­rant la conti­nuité et la qualité du service rendu ;
  • opti­mi­sant l’or­ga­ni­sa­tion des inter­ven­tions ;
  • rédui­sant le temps d’im­mo­bi­li­sa­tion du service ou de la produc­tion ;
  • maxi­mi­sant les dépla­ce­ments sur site ;
  • préser­vant davan­tage la durée de vie du maté­riel ;
  • s’af­fran­chis­sant des aléas du travail dans l’ur­gence.

Tout savoir sur la main­te­nance préven­tive du patri­moine 

 

 

Pour rendre encore plus effi­caces les opéra­tions de main­te­nance préven­tive, il est égale­ment possible d’y inclure d’autres données impac­tant le fonc­tion­ne­ment de l’élé­ment qui fait l’objet d’une main­te­nance. On parlera alors de main­te­nance prédic­tive.

Dans ce cadre, les données prove­nant des équi­pe­ments en temps réel et/ou les calen­driers de main­te­nance sont mis en rela­tion avec des données internes ou externes. Ces infor­ma­tions peuvent être des événe­ments météo­ro­lo­giques, des données du service achat de l’en­tre­prise (cours des matières premières, par exemple), le calen­drier d’ap­pro­vi­sion­ne­ment des four­nis­seurs ou encore la dispo­ni­bi­lité des diffé­rentes équipes internes.

En croi­sant les données perti­nentes pour l’en­tre­prise ou la collec­ti­vité, il est possible de mettre au point plusieurs plans de main­te­nance et de sélec­tion­ner le plus effi­cace en fonc­tion de certaines contraintes ou impé­ra­tifs. Autre avan­tage : l’ex­ploi­ta­tion des histo­riques des opéra­tions de main­te­nance permet d’iden­ti­fier des tendances et de mettre en place des actions correc­tives lorsque cela est néces­saire.

Une solu­tion SIG permet­tra à la fois de gérer les données, les inter­ven­tions et leurs histo­riques.

◇  Les 3 points forts du SIG métier 

Dépas­ser le préven­tif avec la main­te­nance pres­crip­tive

De la même manière que pour la main­te­nance prédic­tive, la main­te­nance pres­crip­tive va analy­ser en continu les données liées aux usages et au cycle de vie d’un patri­moine. Avec l’es­sor de l’in­ter­net des objets (IoT) et les progrès de l’in­for­ma­tique de pointe et de l’ana­ly­tique, la main­te­nance devient plus sophis­tiquée.

La main­te­nance pres­crip­tive repose ainsi sur un système de capteurs reliés à des logi­ciels qui vont analy­ser l’état fonc­tion­nel des diffé­rents maté­riels utili­sés. En temps réel, le proces­sus va donner des pres­crip­tions pour amélio­rer certaines compo­santes. Objec­tif : augmen­ter la durée de vie de l’équi­pe­ment en appor­tant une solu­tion de main­te­nance adap­tée. On parlera alors d’une solu­tion d’amé­lio­ra­tion conti­nue.

« La défi­ni­tion la plus courante est que l’ana­lyse prédic­tive décrit ce qui va se passer, alors que l’ana­lyse pres­crip­tive décrit ce qui devrait se passer. »
Bill Vorhies, President & Chief Data Scien­tist
Data-Magnum

L’idéal pour assu­rer une main­te­nance effi­cace et perti­nente de son patri­moine est de combi­ner main­te­nance préven­tive et correc­tive de façon à opti­mi­ser les coûts, la gestion des ressource tout en garan­tis­sant un patri­moine en bon état. Des plans de main­te­nance qui peuvent être piloté direc­te­ment depuis un SIG.

Par La rédaction - 27 juin 2018

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